Aujourd’hui dans nos salles
LEDOUX LEDOUX
Mercredi 09.09
19:00
Classics
Le shérif est en prison ⁄ Blazing Saddles ⁄ couleur ⁄ 91' ⁄ ST: FR - NL
Mel Brooks, USA 1974, Cleavon Little, Gene Wilder, Slim Pickens
Afin de ruiner une ville de l’ouest du pays, un politicien corrompu nomme un shérif noir, qui devient rapidement son plus redoutable adversaire. Un décapage en règle des clichés traditionnels du western façon Hollywood, avec parodie des stars du genre, dérision, vulgarité joviale, comme armes loufoques et anti-tabous de ce qui est considéré comme une des meilleures comédies jamais réalisées.
21:00
Anthologie libre
Foundry Town ⁄ Kyūpora no aru machi ⁄ NB ⁄ 99' ⁄ ST: EN
Kirio Urayama, Japon 1962, Sayuri Yoshinaga, Mitsuo Hamada, Eijirō Tōno
Situé à Kawaguchi, juste au nord de Tokyo au début des années 1960, le film relate la vie de pauvres ouvriers de fonderie et de leurs familles ; et les rêves d’une jeune fille de s’élever socialement en poursuivant des études supérieures. Comme de nombreux contes traditionnels japonais, ce film bouleversant tient davantage d’une tranche de vie que d’une intrigue détaillée au développement progressif.
PLATEAU PLATEAU
Mercredi 09.09
18:00
Classics
Tendre Bonheur ⁄ Tender Mercies ⁄ couleur ⁄ 91' ⁄ ST: FR - NL
Bruce Beresford, USA 1983, Robert Duvall, Tess Harper, Betty Buckley
Une ex-star déchue de la musique country, alcoolique jusqu’aux os, se lie d’amitié avec une femme veuve et son jeune fils, dans un motel du Texas rural, où il se refait une santé. Bientôt l’amitié s’efface au profit de l’amour. Une étude de caractères qui repose entièrement sur les prestations de Robert Duvall (Oscar du meilleur acteur) et de Tess Harper. La complexité des personnages, la réalisation sobre et l’excellence du scénario, ont propulsé ce petit bijou d’émotions sincères au rang des grands films de l’histoire du cinéma américain.
20:00
John Carpenter
Les Yeux de Laura Mars ⁄ Eyes of Laura Mars ⁄ couleur ⁄ 102' ⁄ ST: FR - NL
Irvin Kershner, USA 1978, Faye Dunaway, Tommy Lee Jones, Brad Dourif
Une photographe de mode dont les clichés sensuels et violents font controverse, capte dans ses yeux des images venues d’ailleurs, et découvre qu’il s’agit des visions d’un serial-killer dont elle ne connaît pas l’identité. Aidée par un inspecteur de police, elle tente d’empêcher le psychopathe de commettre d’autres crimes. Une intrigue criminelle fascinante, sur le thème des prémonitions visuelles. Carpenter a coécrit le scénario.
Cineflagey Cineflagey
FLAGEY, Place Sainte-Croix, 1050 Bruxelles 02 641 10 20
Cycle Arthur Harari
26.08 > 27.09
À l’occasion de la sortie de L’inconnu (2026), nous montrons également les deux premiers longs métrages d’Arthur Harari, à savoir Diamant noir (2016) et Onoda, 10 000 nuits dans la jungle (2021). Harari est surtout connu en tant que scénariste du film Anatomie d’une chute, lauréat de la Palme d’or en 2023, mais il est également, comme vous pourrez le découvrir, un cinéaste de grand talent.
De plus, le cycle consacré à Jacques Demy est complété par les films Lola (1961) et La Baie des Anges (1963) ; vous pourrez également (re)découvrir Akira (1988), le manga classique par excellence, dans une version restaurée en 4K.
Programme
SEPTEMBRE + OCTOBRE + NOVEMBRE
Il y a précisément 70 ans, Lionel Rogosin réalisait On the Bowery, un des documentaires les plus importants du renouveau du cinéma américain. À présent que l’entièreté de ses films est restaurée, nous vous invitons à redécouvrir la filmographie de ce cinéaste radical et pacifiste.
À l’occasion de la récente restauration de Le Maître de musique, réalisée par ses soins, CINEMATEK a le plaisir de dédier une rétrospective à Gérard Corbiau, accompagnée d'une carte blanche de ses films de prédilection. La version restaurée, présentée à Bozar le 03.10 en présence du réalisateur (et reprise dans notre salle le 08.10) rendra également hommage à l’inoubliable José van Dam et marquera le coup d'envoi de ce programme.
À l’occasion de cette rétrospective, CINEMATEK a demandé à Gérard Corbiau de composer une carte blanche de dix films. Il explique ci-dessous les raisons de son choix.
En reconnaissance de leur apport essentiel aux études cinématographiques et en remerciement de leur investissement fidèle au sein de notre institution, la bibliothèque de CINEMATEK portera désormais les noms des historiens du cinéma américains Kristin Thompson et David Bordwell. Le 01.10, Kristin Thompson nous éclairera sur son parcours de recherche et sur les liens qui l’unissent à la Cinémathèque royale de Belgique. CINEMATEK accueillera également une carte blanche composée par ses soins à partir de nos collections.
Auteur de nombreux films cultes qui lui ont valu le titre de « Maître de l’horreur », John Carpenter a ravivé au début des années 1970 un cinéma de genre aux frontières de l’horrifique et de la science-fiction qui l’a sorti de la semi-clandestinité à laquelle il était généralement réduit.
29.10 > 30.11
CLASSICS & ANTHOLOGIES
80e anniversaire de la Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles
La Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles fête ses 80 ans !
Au mois de novembre 2026, le livre Bioscoop in bezet België: Film, publiek, propaganda en vermaak tijdens WO II paraîtra aux éditions Ertsberg. Roel Vande Winkel, enseignant à LUCA et à la KU Leuven, a consacré un ouvrage au chapitre remarquable de l’histoire du cinéma belge : la culture cinématographique et la réception du cinéma durant les années de l’Occupation. À l’occasion de la parution de ce livre, l’auteur a composé un programme à partir des films conservés à CINEMATEK. chaque séance sera accompagnée d’une courte vidéo d'introduction.
Tout au long de l’année, l’histoire du cinéma muet, de la naissance du cinéma à l’avènement du parlant, accompagnée en direct au piano. Les films scandinaves occupent une place centrale dans la production de l’époque du cinéma muet. Cet automne, nous vous proposons non seulement de redécouvrir les chefs-d’œuvres de Carl Theodor Dreyer, Victor Sjoström et Mauritz Stiller, mais aussi de remonter dans le temps et de saisir par les films de réalisateurs moins connus le riche terreau qui a permis l’émergence d’un cinéma déterminant dans l’histoire du 7e art.
Les étagères de notre collection regorgent de films qui pour diverses raisons ne figurent que rarement au programme. Chaque film, bien qu’il vaille le détour, ne peut être considéré comme un classique ou bien entrer dans une thématique. C’est pour cette raison que nous sélectionnons, parallèlement aux cycles thématiques, une série arbitraire de films, ceci sans texte, explication ou autre contexte, que nous vous présentons sous le titre d’« Anthologie libre ».
Certains films sont à voir, absolument. CLASSICS est une anthologie des films qui ont influencé le développement du 7e art. Films phares, points de repère, chefs-d’œuvre incontestés, films cultes à l’origine d’une mythologie moderne... dont les qualités intrinsèques peuvent certes être remises en question, mais dont l’apport à notre identité culturelle est indéniable. Plus que de simples standards ou exemples-types, ces films ont permis – et permettent toujours – d’ouvrir le cinéma sur un espace de dialogue.
Les FILMS DE JADIS revisitent le cinéma populaire des années 1930 aux années 1980. Des classiques du monde entier, pour revivre les scènes inoubliables où les acteurs et actrices d’alors illuminaient la toile. Le cinéma tel qu’il devrait toujours être vécu : du son et de l'image projetés en pellicule et sur grand écran, dans une salle confortable. Avec – si la durée du film le permet – un avant-programme soigneusement sélectionné : une bande-annonce, un dessin animé, les actualités cinématographiques de l’époque ou un documentaire, afin de recréer les séances de cinéma d’antan.
Je n’ai jamais été bon en mathématiques, mais même moi je sais que les films sont composés de 24 images par seconde. Dans la salle Ledoux, j’ai vu des projectionnistes les faire défiler jusqu’à 1440 par minute. Des images de seulement 2,2 sur 1,6 cm, projetées depuis une pellicule de 35mm de large. Et tout cela sur un écran d’environ 7 mètres sur 4.
Depuis 20 ans déjà, Filem’On flashe comme l’éclair. Les films ne sont peut-être que des lumières sur un écran, créant des souvenirs et éveillant les rêves, mais ils peuvent également, en un instant, changer votre vie, votre regard, votre vision du monde.
Chefs-d’œuvre et films classiques ne peuvent constituer à eux seuls l’essence du 7e art. Les perles cachées, les films tombés dans l’oubli, les hors catégories, ceux qui n’ont pas remporté de prix ou encore ceux qui ont été boudés par le public doivent aussi continuer à exister à travers l’histoire. Films de série B, super productions, films d’auteur, films de genre : peu importe, pourvu qu’ils soient à (re)voir. Cinéphile averti, ancien critique pour KNACK et directeur artistique du Festival de Gand, Patrick Duynslaegher, nous présente chaque mois un film de son choix. Cette fois-ci, le choix s’est porté sur le dernier film de trois grands réalisateurs, John Huston, André Delvaux et Sidney Lumet, qui ont terminé leur carrière en beauté.
Des œuvres classiques aux créations les plus expérimentales, du divertissement mainstream aux récits les plus militants, Our Story vous invite à explorer la riche histoire du cinéma LGBTQIA+ et à interroger les liens complexes qu’entretient la communauté queer avec l’image en mouvement – à la fois espace d’émancipation et instrument de discrimination. Accompagnés d’interventions ou de courtes mises en contexte, les rendez-vous Our Story s’adressent au large public tout comme aux spectateur·rice·s désireux·ses de se réapproprier leur propre mémoire cinématographique.
En septembre, Our Story vous propose de découvrir un film des collections de CINEMATEK. Avec Unveiled, la réalisatrice queer Angelina Maccarone s’intéresse au sort d’une traductrice iranienne lesbienne qui, pour survivre en Allemagne, se voit forcée de vivre l’existence d’un ouvrier sans papier.
17.10
RENDEZ-VOUS
Our Story: Festival Massimadi · Brussels
The Politisation of Black LGBTQIA+ Issues
Le 11 mars 2026, le parlement sénégalais adopte une loi criminalisant plus sévèrement les relations entre personnes de même sexe, faisant passer la peine encourue de cinq à dix ans de prison. Comment un pays perçu comme l’un des plus tolérants en Afrique de l’ouest s’est-il mué en quelques années en un espace ostensiblement LGBTQIA+-phobe ?
En novembre, le BAFF (Brussels Art Film Festival) et Our Story consacrent deux séances à la cinéaste Barbara Hammer, figure incontournable du cinéma lesbien expérimental. Hammer avait pour ambition de documenter une ‘vie lesbienne’ (la sienne) et un ‘corps lesbien’ (le sien) de la naissance à la mort.
Cela fait maintenant 20 ans que le rendez-vous B à Z existe ! La formule fut lancée en janvier 2006 par Bruno Forzani, à l’époque projectionniste à CINEMATEK et depuis coréalisateur de films comme Amer et Reflet dans un diamant mort. Il est rejoint en 2009 par Dirk Van Extergem, à l'initiative du Offscreen Film Festival. Le but de cette nouvelle case de programmation était de montrer des films de la collection de CINEMATEK qui n’avaient jamais été projetés. Les hostilités débutèrent le 27 janvier 2006 avec le double programme Toutes les couleurs de l’obscurité présentant Inferno de Dario Argento et L’Effroyable secret du Docteur Hichcock de Riccardo Freda. Pour fêter les 20 ans du programme, nous vous proposons durant toute l’année 2026 une sorte de best of des films qui ont marqué l’histoire de B à Z.
Reprise des séances B à Z annulées en avril 2026. Au cours des dernières décennies, la révolution numérique et le recours progressif aux effets CGI a souvent donné à la science-fiction des proportions de blockbuster surchargeant les sens. Il est donc parfois agréable de revenir à ces films de série B (rétro) futuristes où les grandes idées, les peurs universelles et les découvertes extraordinaires sont mis en images à l'aide d'effets optiques et mécaniques artisanaux, de maquettes, de kilos de maquillage, d'animations en pâte à modeler ou d'hommes en combinaisons de caoutchouc.
Figure incontournable de l’Horreur, le zombie a été décliné sous toutes ses formes durant ces 20 années de B à Z : de la comédie (Le Retour des morts vivants) au slasher (Jason le mort-vivant) en passant par la case Hammer (L’Invasion des morts-vivants) ou en version espagnole (El ataque de los muertos sin ojos). Le programme de cette soirée réunit la crème de la crème du genre, avec Zombie du king George Romero et Frayeurs du maestro Lucio Fulci qui proposent deux approches diamétralement opposées du mort-vivant.
Le « nazisploitation » est l’un des genres les plus dépréciés et politiquement incorrects au cinéma. Une forme extrême de l’exploitation caractérisée par un mélange dégénérescent de sadisme et de sexe, ainsi qu’une admiration à peine voilée pour l’uniforme de la Gestapo, la croix gammée et autres avatars du Troisième Reich. Le film qui fut à l’origine du genre en 1974, Ilsa, la louve des SS, n’est rien d’autre qu’un Women in prison (WIP), dans lequel la traditionnelle prison pour femmes s’est métamorphosée en un camp de concentration dirigé de main de fer par l’impitoyable Über-kommandant Ilsa. Le film lance la carrière de l’actrice Dyanne Thorne qui se retrouve dans l’uniforme ridiculement serré de Ilsa à deux autres occasions avec Ilsa gardienne du harem et Ilsa la tigresse du goulag.
Ingrédient essentiel du cinéma d’horreur, le gore est devenu un genre à part entière à partir de Blood Feast d’Herschell Gordon Lewis, dont le concept se résume à l’accumulation de scènes explicites et sanglantes, point final.
Depuis 1938, CINEMATEK conserve l’une des collections de films les plus importantes et éclectiques au monde, rassemblant des oeuvres de fictions, du cinéma d'auteur ou expérimental, des documentaires, des films à cartactère historique, social ou scientifique.
Cet automne, le Musée Juif de Belgique invite les institutions situées dans son environnement immédiat à accueillir un tableau du peintre belge Arié Mandelbaum, dont il préserve une quarantaine d’œuvres. CINEMATEK participe à ce projet intitulé Atelier ouvert – Autour de l’œuvre d’Arié Mandelbaum (du 27.09 au 06.12), en accrochant dans le foyer l’œuvre du peintre Autportrait jaune (2005), et organise le 27.09 une projection du très beau film de Boris Lehman, Portrait du peintre dans son atelier, récemment restauré.
Depuis 5 ans, l’Instituto Cervantes fait rayonner le patrimoine cinématographique espagnol en proposant chaque année un titre particulier pour le 6 octobre, la Journée du Cinéma Espagnol (Día del Cine Español), une initiative visant à célébrer et reconnaître la richesse patrimoniale, culturelle et sociale du 7e art national. Cette année le choix s’est arrêté sur le documentaire réalisé par le cinéaste madrilène Jaime Chávarri en 1976, El desencanto.
Le rendez-vous de novembre, en collaboration avec le BAFF - Brussels Art Film Festival, propose une relecture contemporaine du film du cinéaste belge Paul Haesaerts, Sous le masque noir.
En 1988, Gérard Corbiau a écrit avec Le Maître de musique un nouveau chapitre dans l’histoire du cinéma belge francophone : non seulement il a réconcilié le public belge avec son cinéma, mais il a également conquis une audience internationale, faisant route jusqu’à Hollywood, où son film a été nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère.
En collaboration avec CINEMAMED – Festival du cinéma méditerranéen de Bruxelles –, RESTORED présente en novembre le premier long métrage d’Ahmed Bouanani, figure pionnière du cinéma marocain.
19.10 > 21.10
FESTIVAL
Traces & horizons (Landeta, Amaral & Bemberg)
Brussels International Women’s Film Festival 2026
Le Brussels International Women’s Film Festival, rendez-vous annuel organisé par ELLES TOURNENT, prolonge son programme, en collaboration avec Cinéfiltres, par un dialogue entre création contemporaine et histoire du cinéma, à travers les œuvres de Matilde Landeta, Suzana Amaral et María Luisa Bemberg.
02.11 > 30.11
FESTIVAL
Cinéma queer entre affirmation, militance et libération
Pink Screens 25 Years
À l’occasion de sa 25e édition, le festival Pink Screens vous propose de naviguer dans les années 1970-1980, qui ont vu s’épanouir sur les écrans des films débarrassés de tous tabous et de plus en plus provocateurs et ce, même dans un certain cinéma commercial. Ce fut une période brève mais féconde où la censure était quasi inexistante (sauf en Belgique). De nombreux films mettent en scène des personnes queer libérées, loin de la victimisation qui était leur lot dans les décennies précédentes.
En novembre CINEMATEK accueille comme chaque année le BAFF – Brussels Art Film Festival.
Conférences, introductions, ateliers... Toute l’année, CINEMATEK vous accompagne dans la découverte du 7e art en faisant appel à des cinéastes ou des spécialistes qui viennent partager dans nos salles leurs connaissances et leur passion du cinéma.
« Chaleurs de l’été », c’est sur cette thématique que se penche le troisième numéro de la revue de cinéma Amateur·e, publication semestrielle qui privilégie l’exploration instinctive, l’écriture littéraire et subjective, le digging et les productions alternatives.
À l’occasion d’une conférence suivie de la projection de Jennifer’s Body, Katia Peignois (Surimpressions) et Alexandrine Lirola (Offscreen Film Festival) revisiteront l’histoire sinueuse du teen horror de Karyn Kusama avec Megan Fox et Amanda Seyfried.
Une soirée consacrée à Dascolor, un procédé inhabituel et ambitieux de pellicule couleur naturelle breveté en 1930 par le directeur de la photographie bruxellois Léon-Josse Dassonville. À l’occasion d’une conférence à la CINEMATEK le 16.11, la photographe et historienne du cinéma Hilde D’haeyere explore différents aspects du procédé Dascolor, en retraçant le contexte historique et les évolutions techniques de ce procédé couleur.













