Parsemé de pluie et de brume, une série de 13 contes fantastiques présentée par Jacques Brel et Maurice Béjart. L'Étrange belge sur fond de paysages de Flandre et Wallonie.

Contes Fantastiques

Réalisation :
divers
Année :
1965-1968
Pays :
Belgique
Film Format :
NB
Durée :
324'

Info film

Genre  :
Fiction, Fantastique
Preservation Digital :
Digitalisation – 2K

LES CONTES FANTASTIQUES

D’après une idée originale de Jean Delire, le producteur Pierre Levie propose à la RTB (future RTBF) de créer une série de courts métrages autour de la littérature fantastique belge. A l’origine, la série aurait dû être nommée Les récits de l’armure cassée. Cette appellation laisse toujours sa trace dans un des épisodes, La choucroute de Jean Delire, épisode « pilote » commandé par Robert Wangermée, directeur général de la chaîne[1]. Ce film participe à la 6ème édition du Festival national du film belge à Anvers en 1964, et y remporte une certaine reconnaissance. Ce succès permet la genèse officielle de la série, bénéficiant d’un soutien complémentaire de la part du ministre de l’Education nationale et de la Culture française[2].

Au moment où la Belgique vit sa période d’or du fantastique, apparaît alors Les Contes fantastiques ou Une école belge de l’étrange une série de 13 courts métrages, tournés entre 1936 et 1968, d’environ 30 minutes chacun, adaptés de contes écrits par les maîtres du genre Jean Ray et Thomas Owen, mais met également en scènes des récits signés Marcel Thiry, Eric Uytborck, ou encore Jean Le Paillot. Par soucis de clarté pour le spectateur, Pierre Levie décide d’intégrer une courte introduction[3] à chaque épisode, présentés tour à tour par deux grandes personnalités du monde culturel belge, Jacques Brel et Maurice Béjart.


L’Homme qui osa
Jean Delire

L’Homme qui osa

Jean Delire, Belgique 1965, Christian Barbier, Quentin Milo Litinsky, Fernand Léance ⁄ NB ⁄ 32’ ⁄ V: FR

Jean Delire (1930-2000), réalisateur et photographe belge. Très vite intéressé par le cinéma, il crée un ciné-club à Charleroi et tourne un premier court métrage La Grille ne s’ouvre jamais seule (1949). Durant son service militaire, il intègre le service cinématographique de l’armée[4]. Il travaille ensuite comme assistant de Charles Dekeukeleire avant de commencer sa carrière à la RTB (télévision publique francophone). C’est à la télévision que la majeure partie de sa carrière se déroule, réalisant un large panel de productions, que ce soient des reportages, des documentaires ou des émissions culturelles et courts-métrages[5]. En tant que cinéaste, il ne réalise qu’un seul long métrage, Plus jamais seuls (1969).

Premier conte de la série, inspiré de la nouvelle éponyme de Jean Ray, L’Homme qui osa raconte l’inquiétude d’un petit village à la suite d’une série de disparitions dans les marais. Alors que tout espoir de se débarrasser de ce marécage néfaste semble perdu, un ancien marin se propose d’y passer quelques jours et d’en résoudre le mystère.

Le film remporte notamment le prix du film de fiction de court-métrage ainsi que le prix de la musique de film pour la composition d’Yvan Dailly au Festival national du film belge d’Anvers en 1966, ainsi que la distinction Prime et label de qualité décernée par l’aide nationale au cinéma en France, en 1967[6]. Introduit par Jacques Brel.


Noces de plumes
Patrick Ledoux

Noces de Plumes

Patrick Ledoux, Belgique 1968, Edmond Bernhard, Laeticia Dufer, Kupissooff, Max Renard, Emile Verhoeren ⁄ NB ⁄ 28’ ⁄ V: FR

Patrick Ledoux (1934-2009) est un réalisateur et musicien belge. Il suit originellement une formation pour être publicitaire à l’Institut de la Cambre ainsi qu’une formation en composition et musique[7]. Sa carrière de cinéaste débute en 1957, participant à un concours de scénario organisé par la SABAM (Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs). Il réalise par la suite divers types d’œuvres audiovisuelles, aussi bien documentaires que pour la télévision.

Noces de plumes se base sur la nouvelle d’Eric Uytborck, Dites-moi docteur. Le film conte l’histoire de Monsieur Basu, qui malgré une routine huilée à la perfection, se retrouve à vivre une aventure onirique dans les ruines d’une vieille église et cela en présence d’un tribunal (et de trois juges qui le questionnent). Le film reçoit une Antenne de Cristal en 1968[8]. Introduit par Maurice Béjart, le film met principalement en scène l’abbaye de Villers-la-Ville.


Les Gardiens
Christian Mesnil

Les Gardiens

Christian Mesnil, Belgique 1967, Jean Musin, Lucien Froidebise, Guy Leclercq, Claude Grandclaude ⁄ NB ⁄ 25’ ⁄ V: FR

Christian Mesnil (1940-) est un réalisateur belge. En 1958, il crée un ciné-club, « La Manivelle »[9], avant d’entamer des études de réalisation à l’IAD (Institut des Arts de Diffusion), dont il est diplômé en 1963. Il fonde également la troupe de théâtre les « Comédiens du Jeune Tréteau »[10] qu’il anime de 1960 à 1964. Il réalise majoritairement des courts-métrages documentaires, ce qui ne l’empêche pas de s’aventurer dans le long ou dans la fiction[11], comme ce fut le cas avec Vivent les pénitences (1965), Psychédélissimo (1968), L’Amoureuse (1972), ou encore La Question royale (1975).

Les Gardiens est inspiré de la nouvelle de Jean Ray Le Gardien du cimetière (1925). On y suit André, un jeune homme vagabond sans but qui est recueilli un jour de pluie par les deux gardiens d’un vieux château. Ces derniers lui proposent de devenir le troisième gardien de la demeure. Logé et nourri, André accepte l’offre. Peu à peu, le jeune homme se trouve cependant fort affaibli, malgré les repas copieux et la boisson « reconstituante » préparée par ses camarades, et une petite blessure inexplicable apparaît sur son cou… Filmé au château de Mirwart (Saint-Hubert)[12], le film remporte le prix du court métrage en 35 mm le plus prometteur par un jeune cinéaste au VIIIe Festival national du film belge à Anvers en 1969. Introduit par Maurice Béjart.


Non-lieu
Michel Stameschkine

Non-lieu

Michel Stameschkine, Belgique 1968, Georges Randax, Georges Bossair, Lucien Salkin ⁄ NB ⁄ 26’ ⁄ V: FR

Michel Stameschkine (1937-) est un réalisateur belge. Il commence sa carrière en tant qu’assistant-réalisateur à la RTB (Radio Télévision belge) en 1962, avant d’y rentrer formellement en 1964. Il y fera toute sa carrière, jusqu’en 1992. Il réalise diverses émissions, dont principalement, l’émission historique 14-18 (1964-1968) ainsi que la série en six documentaires Boula Matari (1982-1984), qui s’arrête sur l’histoire de la colonisation belge. Il travaille également comme réalisateur sur la série de reportages Strip Tease (1985-1996).

Non-lieu est tiré de la pièce éponyme de Thomas Owen (1933). Georges Hortobagy rencontre Anne, jeune femme de confession juive, durant ses études de médecine. Fiancés pendant trois ans, Anne fini par le quitter pour épouser son collègue de laboratoire, Léon, juif lui aussi. 1940. La Seconde Guerre Mondiale se déclare. Le couple se cache non loin de la résidence d’Hortobagy, devenu médecin. Toujours blessé de sa rupture avec Anne, il se venge de cette déception amoureuse. Désormais à la retraire, cette décision va peu à peu commencer à le hanter. Introduit par Maurice Béjart, le film obtient le prix pour la première œuvre d’un réalisateur, prix de la meilleure photographie pour Emmanuel Bonmariage, ainsi que le prix du meilleur film noir et blanc sur de la pellicule Gevaert-Agfa au VIIIe Festival national de films belges à Anvers[13].


Une simple alerte
Jean Delire

Une simple alerte

Jean Delire, Belgique 1968, Jean-Marie Deblin, Marc Audier, Irène Vernal, Yvan Fadall ⁄ NB ⁄ 27’ ⁄ V: FR

Jean Delire (1930-2000), réalisateur et photographe belge. Très vite intéressé par le cinéma, il crée un ciné-club à Charleroi et tourne un premier court métrage La Grille ne s’ouvre jamais seule (1949). Durant son service militaire, il intègre le service cinématographique de l’armée[14]. Il travaille ensuite comme assistant de Charles Dekeukeleire avant de commencer sa carrière à la RTB (télévision publique francophone). C’est à la télévision que la majeure partie de sa carrière se déroule, réalisant un large panel de productions, que ce soient des reportages, des documentaires ou des émissions culturelles et courts-métrages[15]. En tant que cinéaste, il ne réalise qu’un seul long métrage, Plus jamais seuls (1969).

Une simple alerte, adaptation de la nouvelle éponyme de Marcel Thiry (1967), raconte l’histoire de Jean, un homme d’affaire en faillite dont la vie est en train de basculer. Quitté par sa femme, abandonné par ses associés, ses biens sont saisis par les huissiers et seule sa secrétaire lui reste fidèle et le convainc d’aller plaider sa cause chez ses anciens associés, sans succès. Jean ne se laisse cependant pas décontenancer et les quitte sur un vers d’Eluard et de la neige dans le bureau. Introduit par Maurice Béjart.


Ultra je t’aime
Patrick Ledoux

Ultra je t’aime

Patrick Ledoux, Belgique 1967, Frédéric Latin, Paul Louka, Suzy Falk ⁄ NB ⁄ 28’ ⁄ V: FR

Patrick Ledoux (1934-2009) est un réalisateur et musicien belge. Il suit originellement une formation pour être publicitaire à l’Institut de la Cambre ainsi qu’une formation de composition et de musique[16]. Sa carrière de cinéaste débute en 1957, en participant à un concours de scénario organisé par la SABAM (Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs). Il réalise par la suite divers types d’œuvres audiovisuelles, aussi bien documentaires que pour la télévision.

Tiré du conte fantastique Un tour de cochon de Jean Ray (1958), Ultra, je t’aime est un conte onirique. Jo reçoit la visite de son vieil ami Grant Mallory. Ce dernier est hanté par un cauchemar récurrent de la mort de sa mère et de sa sœur Nelle – dont Jo était amoureux –, brûlées vives dans leur appartement. Il supplie Jo de le tuer pour le libérer de son fardeau. Mais malheureusement c’est lui qui héritera de ce cauchemar étrange. Introduit par Jacques Brel.


Pitié pour une ombre
Lucien Deroisy

Pitié pour une ombre

Lucien Deroisy, Belgique 1967, Gisèle Oudart, Nadine Forster, Lucien Salkin, Yves Larec ⁄ NB ⁄ 26’ ⁄ V: FR

Lucien Deroisy (1912-1972) est un réalisateur belge. Durant ses études de Sciences politiques à l’UCL (Université Catholique de Louvain), il participe au journal étudiant « L’Avant-garde » en tant que critique, et co-fonde également le premier ciné-club de la ville[17]. Il entame ensuite sa formation cinématographique dès 1933 en tant qu’assistant d’Henri Storck, puis assistant, scénariste et monteur chez Charles Dekeukeleire, de 1936 à 1939. Outre une série de films documentaires, Deroisy ne réalise qu’un seul long-métrage de fiction, avec René Micha, Les Gommes (1968), adapté du roman d’Alain Robbe-Grillet (Les Gommes, 1953)[18].

Pitié pour une ombre est une adaptation de la nouvelle Pitié pour les ombres (1957) de Thomas Owen. Le comte d’Orfeuil et sa femme accueillent un jeune couple dans leur vieux château de famille. La demeure est caractéristique, on y trouve un gisante, représentant Anne de Coulange, la cousine éloignée du comte. Celui-ci, particulièrement intéressé par sa jeune invitée, reçoit la visite d’une femme mystérieuse durant la nuit… Introduit par Jacques Brel.


La Choucroute
Jean Delire

La Choucroute

Jean Delire, Belgique 1964, Maurice Schwilden, Jacques Lippe, Fernand Léance ⁄ NB ⁄ 28’ ⁄ V: FR 

Jean Delire (1930-2000), réalisateur et photographe belge. Très vite intéressé par le cinéma, il crée un ciné-club à Charleroi et tourne un premier court métrage La Grille ne s’ouvre jamais seule (1949). Durant son service militaire, il intègre le service cinématographique de l’armée[19]. Il travaille ensuite comme assistant de Charles Dekeukeleire avant de commencer sa carrière à la RTB (télévision publique francophone). C’est à la télévision que la majeure partie de sa carrière se déroule, réalisant un large panel de production, que ce soient des reportages, des documentaires ou des émissions culturelles et courts-métrages[20]. En tant que cinéaste, il ne réalise qu’un seul long métrage, Plus jamais seuls (1969).

Tirée du conte du même nom de Jean Ray (1947), La Choucroute raconte l’histoire d’un vieux diamantaire qui reçoit de la part de son patron un « libre parcours » pour voyager gratuitement en profite pour aller rendre visite en train à son vieil ami libraire. Ce dernier lui emprunte son libre parcours, et accompagné de son chien, part à son tour et arrive dans un village désert, à la recherche d’une choucroute. Le film reçoit en 1964, le prix du meilleur film de fiction de court-métrage au VIe Festival national du film belge à Anvers[21]. Introduit par Maurice Béjart.


La Princesse vous demande
Jean Delire

La Princesse vous demande

Jean Delire, Belgique 1968, Gianni Esposito, Danièle Dennie, Claude Etienne ⁄ NB ⁄ 27’ ⁄ V: FR

Jean Delire (1930-2000), réalisateur et photographe belge. Très vite intéressé par le cinéma, il crée un ciné-club à Charleroi et tourne un premier court métrage La Grille ne s’ouvre jamais seule (1949). Durant son service militaire, il intègre le service cinématographique de l’armée[22]. Il travaille ensuite comme assistant de Charles Dekeukeleire avant de commencer sa carrière à la RTB (télévision publique francophone). C’est à la télévision que la majeure partie de sa carrière se déroule, réalisant un large panel de production, que ce soient des reportages, des documentaires ou des émissions culturelles et courts-métrages[23]. En tant que cinéaste, il ne réalise qu’un seul long métrage, Plus jamais seuls (1969).

La Princesse vous demande est tirée de la nouvelle éponyme de Thomas Owen (1945). Un célèbre violoniste est hanté par une peur : perdre ses mains. Au cours d’une de ses représentations, il remarque une jeune femme qui le fixe et n’applaudit pas, maintenant ses mains cachées. Il reçoit alors une invitation pour séjourner dans le château d’une princesse Rakosi, qui se révèle être la jeune femme du concert. Celle-ci, même au moment du dîner, ne cesse de garder ses mains hors de vue. Le court-métrage a été principalement filmé au château de Rixensart. Introduit par Maurice Béjart.


La Maison des cigognes
Emile-Georges De Meyst

La Maison des cigognes

Emile-Georges De Meyst, Belgique 1966, Louis Verlant, Gil Lagay, Monique Verley, Nadia Gary, Anne-Marie Ferrières, René Herdé ⁄ NB ⁄ 26’ ⁄ V: FR

Emile-Geroges De Meyst (1902-1989) est un décorateur et réalisateur belge. Après des études d’art graphiques à Liège, il quitte la Belgique pour Paris, où il se spécialise en décors et trucages. Il y travaille notamment pour Abel Gance[24] ainsi que pour d’autres réalisateurs dans le courant des années 20. Avec l’arrivée du cinéma parlant, il rentre en Belgique pour se lancer dans la réalisation. Il réalise des films en tous genres, allant de films patriotiques (La Brabançonne (1930), Soldats sans uniforme (1944), aux adaptations littéraires diverses (Le Mort (1936), adapté de Camille Lemmonier).

Basé sur la nouvelle éponyme de Jean Ray Stochhaus ou la maison des cigognes (1960), l’histoire de La Maison des cigognes se situe à Hildesheim, ville d’Allemagne du nord, cent ans auparavant. Le Capitaine Flanders, retraité, consacre ses jours à des travaux d’alchimie, ce qui amène un de ses anciens marins, Bill, à venir lui demander son aide. Une maison mystérieuse, la maison des cigognes, fourni de l’or à quiconque lui donne un cadavre frais. L’un est intéressé par résoudre le mystère, l’autre, par le trésor…

Introduit par Jacques Brel.


Le Futur antérieur
Jean-Jacques Péché

Le Futur antérieur

Jean-Jacques Péché, Belgique 1967, Andy Van Ghendt, Néna Novovitch, Martine Bertrane ⁄ NB ⁄ 25’ ⁄ V: FR

Jean-Jacques Péché (1936-) est un enseignant et cinéaste belge. Il suit originellement une formation en sciences physiques à l’ULB (Université Libre de Bruxelles) et enseigne les mathématiques. Il devient cependant assistant d’André Delvaux sur son film Le Temps des écoliers (1962) et ceux de Jean Brismée Monsieur Plateau (1964) et André Vésale (1965)[25]. Il participe en 1964 à l’examen d’entrée de la RTB (Radio Télévision belge [francophone])[26]. Il travaille dès lors principalement sur des reportages, entre autres sur l’émission Faits Divers avec Pierre Manuel. Il enseigne également le cinéma documentaire à l’INSAS (Institut Supérieur des Arts) et à la HELB-Prigogine (Haute Ecole Libre de Bruxelles Ilya Prigogine).

Tiré d’une nouvelle fantastique de Jean Le Paillot, Futur antérieur raconte l’histoire de Paul Géniat, un réalisateur. Frustré par une scène compliquée à tourner, il déchire le journal qu’il a dans les mains, et plus particulièrement la photo d’un boxeur dont il écoute la retransmission du match en direct. Quelques instants plus tard, annonce est faite à la radio que le boxeur en question vient de s’écrouler, mort sur le ring. La coïncidence n’inquiète pas le réalisateur, jusqu’à ce qu’il déchire la photo de son épouse, pour prouver son amour à sa maîtresse… Introduit par Maurice Béjart.


Le Testament de Mr Breggins
Jean-Louis Colmant

Le Testament de Mr Breggins

Jean-Louis Colmant, Belgique 1965, Françoise Oriane, Pierre Dermo, Nelly Corbusier ⁄ NB ⁄ 28’ ⁄ V: FR

Jean-Louis Colmant (1926-2001) est un réalisateur, scénariste et metteur en scène belge. Il commence sa carrière à la RTB (Radio Télévision belge) en 1950 et réalise une série d’émissions pour la télévision. Il dirige notamment des séries de mystère, voire policières, tirées de la littérature, notamment Les Anges de la nuit en 1968[27] (tiré de Les Mystères de Londres de Paul Féval publié en 1844) ou Télé-mystères (dont le scénario est écrit par l’auteur Stanislas-André Steeman, 1969)[28]. Il réalise également quelques films de fiction, dont un court-métrage L’Attaque de la diligence (1959) et La Belote de Ture Bloemkuul avec Emile-Georges de Meyst (1956) [29].

Le Testament de Mr Breggins est tiré de la nouvelle éponyme de Thomas Owen (1945). On y suit les dernières heures de Mr Breggins, qui assiste à sa propre mort et qui, sous forme de spectre, est témoin des premières réactions de ses proches et de leurs véritables intentions. Plus axé sur la comédie que sur le mystère, ce conte fantastique joue des surimpressions (non sans rappeler certains courts-métrages de Georges Méliès) et de la technique du roman photo. Introduit par Jacques Brel.


Le Voyageur
Françoise Levie

Le Voyageur

Françoise Levie, Belgique 1967, Sonia Servais, André Ernotte, Olivier de Saedeleere ⁄ NB ⁄ 27’ ⁄ V: FR

Françoise Levie (1940-) est une réalisatrice et productrice belge. Fille du producteur Pierre Levie, elle baigne dans le cinéma depuis son enfance. Sa carrière commence à la RTBF (Radio télévision belge francophone), au service « enquêtes et reportages ». Elle travaille également comme scripte et est assistante de réalisation pour plusieurs des Contes fantastiques. Elle est également productrice chez Sofidoc (la maison de productions de Pierre Levie), avant de fonder sa propre maison, Memento Productions. Elle réalise principalement des documentaires mêlant fiction, reportages et recherches historiques[30], tel L’Homme qui voulait classer le monde (2002) ou Mata Hari, mythe et réalité d’une espionne (1998).

Tiré de la nouvelle éponyme de Thomas Owen (1962), Le Voyageur conte l’histoire de Patricia, jeune femme paralysée des jambes, prise en charge par Franz, vieux gardien du château. Tous les jours, elle se rend à la petite gare désaffectée du château, jusqu’au jour où un voyageur mystérieux descend d’un train. Il semble connaître tout du passé de Patricia, même l’enfant qu’elle fut et l’époque où elle avait encore l’usage de ses jambes. Introduit par Maurice Béjart.


[1] F. BOLEN, « De quelques producteurs, des vrais », Ciné-dossiers n°62, juin 1977, pp. 13-14.
[2] Ibid, p. 14.
[3] A. LANCKMANS, J.-M. VLAEMINCKX, « Pierre Levie un producteur très animé », [En ligne] Cinergie.be, www.cinergie.be
[4] J. POLET, « DELIRE Jean », in AUBENAS, J., Dic doc. Le dictionnaire du documentaire, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1999, pp. 177-178.
[5] P. DAVAY, Cinéma de Belgique, Duculot, Gembloux, 1973, p. 94.
[6] Programme de la RTB, s.d. [17 octobre 196X ?], p. 20.
[7] P. LEDOUX, « Patrick Ledoux » - Archives CINEMATEK
[8] s.n. « Les « Antennes de cristal » 1968 », Le Soir, 04 octobre 1968.
[9] V. PINTO, « Portrait de Christian Mesnil : Christian Mesnil, l’amoureux », [En ligne] Cinergie.be, www.cinergie.be; F. BOLEN, « Christian Mesnil, cinéaste à tête chercheuse », Ciné-dossiers n°50, juin 1975, p. 1.
[10] F. PAENHUIJSEN, « Entretien avec Christian Mesnil », Revue belge du cinéma n°4, 1974, p.3-4.
[11] R. MICHELEMS, « MESNIL Christian », in AUBENAS, J., Dic doc. Le dictionnaire du documentaire, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1999, p. 299.
[12] ADI, « Les Gardiens de Christian Mesnil », Les Amis du cinéma et de la télévision n°142, mars 1968, p. 21-22.
[13] « Palmares. Achste nationaal festival van Belgische films”, 1969. (archives Cinematek).
[14] J. POLET, « DELIRE Jean », in AUBENAS, J., Dic doc. Le dictionnaire du documentaire, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1999, pp. 177-178.
[15] P. DAVAY, Cinéma de Belgique, Duculot, Gembloux, 1973, p. 94.
[16] P. LEDOUX, « Patrick Ledoux » - Archives CINEMATEK
[17] J. BOTERMANS, « Deroisy », in Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts, Nouvelle biographie nationale t.5, 1999, p. 115.
[18] J. POLET, « DEROISY Lucien », in AUBENAS, J., Dic doc. Le dictionnaire du documentaire, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1999, p. 190.
[19] J. POLET, « DELIRE Jean », in AUBENAS, J., Dic doc. Le dictionnaire du documentaire, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1999, pp. 177-178.
[20] P. DAVAY, Cinéma de Belgique, Duculot, Gembloux, 1973, p. 94.
[21] S.n., « La fiction au sixième Festival national des Films belges », La Libre Belgique, 03 décembre 1964.
[22] J. POLET, « DELIRE Jean », in AUBENAS, J., Dic doc. Le dictionnaire du documentaire, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1999, pp. 177-178.
[23] P. DAVAY, Cinéma de Belgique, Duculot, Gembloux, 1973, p. 94.
[24] P. MOSLEY, Split Screen : Belgian Cinema and Cultural Identity, State University of New-York, Albany, 2001, p. 36; P. DAVAY, Le cinéma de Belgique, Duculot, Gembloux, 1973, p. 97. 
[25] Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles, « J.-P. Colleyn & J-J Peche », [En ligne] www.cbadoc.be
[26] J.-J. PECHE, « Jean-Jacques Péché », in R. OLIVIER, Big Memory, Les Impressions Nouvelles, Bruxelles, 2011, p. 254 ; D. LEGRAND, « PECHE Jean-Jacques », in AUBENAS, J., Dic doc. Le dictionnaire du documentaire, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1999, p. 333.
[27] A.T., « Vous verrez bientôt : les Anges de la nuit », Le Soir, 27 février 1968.
[28] M. DE JONG, « L’émission ‘Télé-mystères’ démarre avec ‘Le condamné meurt à 5heures’ », Le Soir, 09 octobre 1969.
[29] F. SOJCHER, La Kermesse héroïque du cinéma belge. Des documentaires et des farces 1896-1965 t.1, L’Harmattan, Paris, 1999, p. 134.
[30] D. LEGRAND, « Levie Françoise », in, J. AUBENAS, Dic doc. Le dictionnaire du documentaire, Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1999, p. 275.