Restored
Cette page présente une base de données de nos restaurations et révèle pour chaque film son identité et son contexte, afin de découvrir l’histoire de notre patrimoine cinématographique.
Lorsqu’on pense aux missions de CINEMATEK, on pense surtout au musée du Cinéma, aux projections de grands classiques et films uniques à voir en salle ou aux objets et inventions du 7e art qui y sont exposés. Cependant, une autre raison de vivre de notre institution, à la fois face cachée et cœur battant de CINEMATEK, est la conservation et la restauration de films.
À sa création en 1938, la Cinémathèque royale ne possédait que trois films. Aujourd’hui, près de 90 ans plus tard, sa collection compte 260000 copies et négatifs de 86000 titres. Comme d’autres grandes cinémathèques mondiales, sa vocation à sa création était de conserver le cinéma et de le transmettre aux générations futures. Et la conservation a toujours été associée aux enjeux de restauration, processus d’adaptation et de défi constant pour l’institution.
Que ce soit d’abord avec le transfert de la pellicule nitrate hautement inflammable vers un support plus sécurisant, puis vers des supports numériques. CINEMATEK s’est en effet adaptée au passage du tout-numérique en 2010, en créant le DIGILAB en 2012 qui permit la création en interne de versions numériques de haute qualité, garantissant non seulement la préservation, la conservation de l’authenticité de l’image d’origine mais aussi l’accessibilité des films aux publics actuels, leur (re)découverte et leur (ré)appréciation.
Nos collègues au sein du DIGILAB préservent et restaurent les œuvres de notre patrimoine cinématographique et sauvent ainsi de nombreux films sur pellicule. Tout est mis en œuvre afin de produire une version aussi proche que possible de la version d’origine et chaque copie restaurée est un objet unique qui suit un processus rigoureux.
Celui-ci débute par la recherche des éléments physiques originaux pour obtenir la meilleure qualité de l’image (idéalement le négatif original, à savoir celui qui était dans la caméra au moment du tournage) et du son, s’ensuit l’inspection des éléments, le nettoyage du film dans une machine à laver spécialement conçue à cet effet et le passage dans le scanner. Une fois numérisées, les images sont nettoyées à l’aide d’outils et d’équipements spécialisés – poussières, rayures ou altérations, résultant de l’utilisation du matériel et de changements dans la composition chimique de la pellicule sont enlevées. L’étalonnage et le bon équilibre des couleurs sont ensuite les étapes cruciales qui permettent de restituer l’aspect visuel original, en comparant l’image numérique à une copie de référence et en présence, quand c’est possible, du/de la directeur.rice de la photographie, qui contribué à créer l’image originale du film. La dernière étape est l’encodage pour sa distribution (petit ou grand écran) et la sauvegarde à long terme sur des bandes magnétiques. Les cinémathèques jouent donc un rôle fondamental et continu dans la préservation du patrimoine cinématographique qui n’a pas toujours été considéré comme un artefact culturel digne d’être sauvegardé. Grâce au travail des archives, une part significative de cette histoire a pu être préservée. Aujourd’hui, les défis ont évolué, mais les missions demeurent essentielles : protéger, restaurer, valoriser et transmettre la mémoire du cinéma aux générations futures.
Cette page vous propose de découvrir ce patrimoine, que ce soit au travers de thématiques dans lesquels les films sont programmés et se font écho ou via des recherches par cinéaste, par année, par genre, ou par format. Chaque film possède une fiche qui reprend les informations techniques et artistiques, la biographie du / de la cinéaste, un synopsis et le parcours du film, une bibliographie exhaustive renvoyant vers les coupures de presse et ouvrages de référence du cinéma belge consultables dans notre centre de documentation.






























