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Que le cinéma aille à sa perte
Le cinéma de Marguerite Duras
En 1966, Marguerite Duras, autrice, déjà prolifique, de romans, pièces de théâtre et scénarios se tourne vers le cinéma et coréalise le premier de ses dix-neuf films. En collaboration avec Another Gaze, CINEMATEK présente une rétrospective complète de ses courts métrages, longs métrages et œuvres télévisuelles, ainsi que plusieurs œuvres qu’elle a écrites ou auxquelles elle a prêté sa voix.
Duras pense, à l’époque de son premier long métrage, La Musica, que le cinéma lui permettra de se distraire du « labeur terrifiant » que représentait la publication de livres. La Musica est une introduction « accessible » à l’univers cinématographique de Duras, proche de la nouvelle vague : un trio psychologique qui dissèque délicatement l’amour après la séparation, mettant en scène son amie et actrice fétiche, Delphine Seyrig.
En tant que cinéaste, Duras considère ne pas avoir de contemporains, et n’admire presque aucun cinéma. L’une des raisons pour laquelle elle s’est lancée dans la pratique de la réalisation est de se substituer elle-même aux mauvaises interprétations de ses écrits réalisés par d’autres jusque-là : ces adaptations, trop littérales et édulcorées, manquent de l’attrait large de ses romans best-sellers. Tout au long de ses trois décennies de carrière cinématographique (1967–1984), Duras adapte souvent ses propres textes, puis les réadapte lorsqu’ils ne la satisfont pas (voir, par exemple, son film le plus célèbre, India Song, qu’elle avait d’abord écrit comme pièce de théâtre, puis radicalement réinterprété sous le titre Son nom de Venise dans Calcutta désert).
Duras prône un « cinéma de la pauvreté », dénonçant les productions commerciales qu’elle considère comme « complètement digérées, achevées, données en pâture au spectateur dont les facultés intellectuelles ne sont donc utilisées qu’à 20 % au maximum ». Les films de Duras remettent en question et rendent complexe toute relation conventionnelle entre l’audio et le visuel : souvent, ce qui est décrit ne se manifeste jamais à l’écran (voir L’Homme atlantique, un film composé de l’amorce noire qu’elle a filmé sur de la pellicule couleur). La majorité de ses films sont anti-narratifs, étant donné que la caractérisation fait souvent délibérément défaut et que les antécédents et motivations de ses personnages restent rarement précisés. Ailleurs, des images sont « recyclées » (des séquences initialement tournées pour Le Navire Night apparaissent dans Césarée et Les Mains négatives).
Tout comme dans ses écrits, les scénarios de Duras regorgent de jeux de langage : les phrases sont déformées au-delà de toute syntaxe, la répétition d’éléments de discours et de musique crée un effet hypnotique. Les expériences cinématographiques de Duras sont profondément sensuelles : beaucoup d’entre elles concernent les limites les plus extrêmes – parfois taboues, souvent mortelles – du désir. Certaines sont également très drôles, intentionnellement (voir le personnage de Gérard Depardieu dans Nathalie Granger) ou non. La musique, entre rumbas et tangos, évoque les tropiques où la cinéaste a grandi, même si tous les films sauf un ont été tournés en France, souvent dans sa maison près de Paris ou à Trouville. Sa relation non conventionnelle à la forme reflète une relation complexe à la représentation. Néanmoins, les préoccupations qui ont marqué la vie de l’artiste apparaissent et disparaissent du cadre : les colonies françaises, la judéité après la Shoah, la vie domestique des femmes, le prolétariat et le Parti communiste…
En collaboration avec Another Gaze, une revue féministe sur le cinéma. Le projet comprend également une plate-forme de streaming (Another Screen) et une petite maison d’édition (Another Gaze Editions).
En collaboration avec
Avec l’aide financière de
Samedi 04.04 19:00 LEDOUX Cart
Conférences, introductions, ateliers…
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Comédie
- Marin Karmitz, Jean Ravel, Jean-Marie Serreau, France 1965 ⁄ Eléonore Hirt, Delphine Seyrig ⁄ NB ⁄ 20' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
La Musica
- Marguerite Duras, Paul Seban, France 1967 ⁄ Delphine Seyrig, Robert Hossein, Julie Dassin ⁄ NB ⁄ 84' ⁄ ST: NL
Les ultimes déchirements d’un couple, le soir de leur divorce. Le rituel de l’amour-haine, avec ses hargnes et ses silences — pour le premier film signé Marguerite Duras. Précédé de Comédie de Marin Karmitz, un film qui adapte une pièce de Beckett en expérimentant avec la lumière et le son, et qui réunit entre autres Michael Lonsdale et Delphine Seyrig.
Séance présentée en anglais et en français par Daniella Shreir (Another Gaze).
+ INVITÉ
Lundi 06.04 21:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Detruire, dit-elle
- Marguerite Duras, France 1969 ⁄ Henri Garcin, Catherine Sellers ⁄ NB ⁄ 97' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Du cinéma de chambre pour quatre personnages sans identité, entre parc désolé et partie de cartes insolite. L’un des essais les plus discutés (et les plus fascinants) de Duras.
Mercredi 08.04 19:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Jaune le soleil
- Marguerite Duras, France 1971 ⁄ Catherine Sellers, Sami Frey ⁄ NB ⁄ 99' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
La sobriété (un seul lieu) et l’incantation, pour un message politique sur les parias sociaux d’après Mai 1968, dupés par un communisme "allié objectif de l’oppression capitaliste".
Jeudi 09.04 20:00 PLATEAU Cart
Dimanche 12.04 18:00 PLATEAU Cart
Mercredi 15.04 18:00 PLATEAU Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Les Rideaux blancs
- Georges Franju, France 1965 ⁄ Hélène Dieudonné, Michel Robert, Elisabeth Alhoff ⁄ 27' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Une aussi longue absence
- Henri Colpi, France, Italie 1961 ⁄ Alida Valli, Gérard Jarlot, Charles Blavette ⁄ NB ⁄ 98' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Une tenancière de bistro parisien (Alida Valli, poignante) pense reconnaître dans un clochard amnésique son mari disparu pendant la guerre. Palme d’or à Cannes en 1961, le premier film d’Henri Colpi, sur un scénario de Marguerite Duras. Précédé de la mise en scène d’un scénario de Duras par un des cinéastes les plus sous-estimés du cinéma français, Georges Franju.
Samedi 11.04 21:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Nathalie Granger
- Marguerite Duras, France 1972 ⁄ Lucia Bosè, Gérard Depardieu ⁄ NB ⁄ 82' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Gaumont Palace
- François Barat, France 1976 ⁄ Marguerite Duras ⁄ couleur ⁄ 10' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Dans le huis clos d’une maison de campagne, deux femmes, Jeanne Moreau et Lucia Bosè, vivent confinées dans un temps comme suspendu. Duras avant le radical de ses plus grands films, laisse l’action (minimaliste) et les dialogues s’épauler mutuellement. Dans Gaumont Palace, la romancière lit des extraits du scénario de Nathalie Granger et nous partage ses réflexions sur le cinéma.
Lundi 13.04 19:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Les Mains négatives
- Marguerite Duras, France 1978 ⁄ Marguerite Duras ⁄ couleur ⁄ 14' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
L’Homme atlantique
- Marguerite Duras, France 1981 ⁄ Yann Andréa, Marguerite Duras ⁄ couleur ⁄ 39' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Deux des films les plus simples mais esthétiquement radicaux de Duras, tous deux réalisés à partir de séquences tournées à l’origine pour Le Navire Night et Agatha et les lectures illimitées. Un exercice d’écoute — au son des accords de violoncelle et de la voix poignante de Duras dans Les Mains négatives, et du récit douloureux d’une femme sur un amour perdu dans L’Homme atlantique.
Vendredi 17.04 21:30 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
La Femme du Gange
- Marguerite Duras, France 1974 ⁄ Catherine Sellers, Christian Baltauss, Gérard Depardieu ⁄ couleur ⁄ 91' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Nuit noire, Calcutta
- Marin Karmitz, France 1964 ⁄ Maurice Garrel, Natasha Parry, Nicole Hiss ⁄ NB ⁄ 26' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Au départ de son roman Le Vice-Consul, des personnages archétypaux de Marguerite Duras évoqués en un puzzle narratif déconstruisant la dramaturgie traditionnelle du récit. Présenté avec la restauration récente de Nuit noire, Calcutta où Marin Karmitz, en écho à Duras et à l’alcoolisme, suit les errances d’un Maurice Garrel en vice-consul dans la tourmente..
Dimanche 19.04 18:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Mademoiselle
- Tony Richardson, UK, France 1966 ⁄ Ettore Mani, Umberto Orsini ⁄ NB ⁄ 102' ⁄ ST: NL - FR
Dans un village en Corrèze, une institutrice respectable souffre d’une sexualité refoulée, ce qu’elle exprime au travers d’incendies volontaires dans le village, dont elle met la responsabilité sur le dos d’un bûcheron italien qu’elle désire. Un film atypique de Tony Richardson, adapté d’un scénario de Jean Genet et Marguerite Duras, qui renforce le propos ambigu et sulfureux de cette chronique de la frustration par le réalisme d’un noir et blanc austère.
Mardi 21.04 18:00 PLATEAU Cart
Samedi 25.04 20:00 PLATEAU Cart
Jeudi 30.04 18:00 PLATEAU Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Sauve qui peut (la vie)
- Jean-Luc Godard, Suisse, France 1980 ⁄ Isabelle Huppert, Jacques Dutronc ⁄ couleur ⁄ 89' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Au départ de trois solitudes croisées, quelques interrogations sur l’époque par un Godard formaliste, avec citations , chocs d’images — et Isabelle Huppert, en prostituée désabusée.
Mercredi 22.04 19:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Conférences, introductions, ateliers…
Aurélia Steiner
Aurélia Steiner (Melbourne)
- Marguerite Duras, France 1979 ⁄ couleur ⁄ 28' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Aurélia Steiner (Vancouver)
- Marguerite Duras, France 1979 ⁄ NB ⁄ 49' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Un diptyque basé sur les lettres d’une poétesse fictive écrites à un amant imaginaire, qu’elle cherche dans le corps des autres. Les lettres évoquent les souvenirs du passé juif de Steiner, du camp de concentration qui a connu sa naissance à la mort de sa mère.
Séance présentée en anglais et en français par Daniella Shreir (Another Gaze).
+ INVITÉ
Jeudi 23.04 21:30 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Marguerite Duras
Littérature et Cinéma : Marguerite Duras
- Patrice Molinard, France 1977 ⁄ couleur ⁄ 7' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Le Camion
- Marguerite Duras, France 1977 ⁄ Marguerite Duras, Gérard Depardieu ⁄ couleur ⁄ 79' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Un film sur l’absence de film: entrecoupé de brèves images neutres, la lecture commentée — par la romancière et Depardieu — de ce qu’aurait été Le Camion. Précédé d’un court portrait réalisé pour la série Chroniques de France.
Mardi 28.04 21:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
India Song
- Marguerite Duras, France 1975 ⁄ Delphine Seyrig ⁄ couleur ⁄ 117' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Personnages hors du temps, sortilèges d’un lieu clos, polyphonie de voix et d’images incantatoires: Duras, "la magicienne d’un anti-cinéma" (Serge Toubiana) — et un climat d’amour fou.
Vendredi 01.05 21:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Son nom de Venise dans Calcutta désert
- Marguerite Duras, France 1976 ⁄ Nicole Hiss, Sylvie Nuytten ⁄ couleur ⁄ 117' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Cygne I
- Absis, France 1976 ⁄ Elisabeth Lennard ⁄ couleur ⁄ 11' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Cygne II
- Absis, France 1976 ⁄ Jean-Baptiste Malartre, Colette Fellous ⁄ 8' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Une expérience filmique de Marguerite Duras, reprenant (sans acteurs à l’écran) la bande-son intégrale de son India Song sur des images de ruines inhabitées. Le film est précédé de Cygne I & II d’Absis, filmés en collaboration avec la romancière, le directeur de la photographie Bruno Nuytten et l’acteur Michael Lonsdale.
Mardi 05.05 21:15 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Les Lieux de Marguerite Duras
- Michelle Porte, France 1976 ⁄ Marguerite Duras ⁄ couleur ⁄ 103' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Portrait de Marguerite Duras en deux volets. En 1976, dans sa maison de Neauphle-le-Château, et dans l’hôtel Rothschild à Trouville, elle évoque les lieux, maisons, pays, où elle vécut, et leur influence sur son œuvre. Le contenu de ces entretiens, comme le souhaitaient la réalisatrice Michelle Porte et l’autrice, n’étaient pas convenus. Duras forcément sublime !
Jeudi 07.05 19:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Des journées entières dans les arbres
- Marguerite Duras, France 1976 ⁄ Jean-Pierre Aumont, Madeleine Renaud ⁄ couleur ⁄ 99' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Un portrait de mère, à la fois aimée et honnie. La pièce autobiographique de Marguerite Duras, dans sa mise en scène et par ses créateurs, dont la bouleversante Madeleine Renaud.
Dimanche 10.05 21:30 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Vera Baxter
Baxter, Vera Baxter
- Marguerite Duras, France 1977 ⁄ Delphine Seyrig, Noëlle Châtelet, Nathalie Nell ⁄ couleur ⁄ 95' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Dans une villa bourgeoise, une femme trahie et solitaire côtoie une belle inconnue de passage (Delphine Seyrig). Ce sont là les seuls éléments d’un film austère rythmé par les textes obsessionnels de Marguerite Duras.
Lundi 11.05 19:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Moderato cantabile
- Peter Brook, France, Italie 1960 ⁄ Jean-Paul Belmondo, Pascale de Boysson ⁄ NB ⁄ 93' ⁄ ST: NL
Suite à un crime passionnel, la rencontre entre l’épouse d’un industriel (Jeanne Moreau) rongée par l’ennui et un jeune ouvrier (Jean-Pierre Belmondo) dont elle s’éprend. Un roman de Marguerite Duras, évoquant l’histoire simple mais captivante d’un amour dont la passion souffre des rapports de classes. Remarquable adaption en plein essor de la Nouvelle Vague par Peter Brook.
Jeudi 14.05 19:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Le Navire Night
- Marguerite Duras, France 1979 ⁄ Dominique Sanda ⁄ couleur ⁄ 93' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Caméra neutre sur décors nus, comédiens-simulacres et un texte de Duras dit par elle — sur une histoire d’amours solitaires par téléphone.
Dimanche 17.05 21:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Césarée
- Marguerite Duras, France 1978 ⁄ couleur ⁄ 10' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Le Dialogue de Rome
Il dialogo di Roma
- Marguerite Duras, Italie 1982 ⁄ Anna Nogara, Paolo Graziosi ⁄ couleur ⁄ 64' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Deux films sur l’histoire d’amour impossible entre un conquérant romain et Bérénice, reine des juifs, qui fut d’abord faite captive, puis renvoyée à Césarée en Palestine.
Mercredi 20.05 19:00 LEDOUX Cart
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
Agatha et les Lectures illimitées
- Marguerite Duras, France 1981 ⁄ Yann Andréa, Marguerite Duras ⁄ couleur ⁄ 85' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Acteurs hiératisés, images contemplatives et musique de Brahms pour une exaltation durassienne de l’amour fou entre frère et sœur, happés par l’inceste, comme dans Wälsungenblut de Thomas Mann.
Samedi 23.05 20:00 LEDOUX Cart
Conférences, introductions, ateliers…
Que le cinéma aille à sa perte : Le cinéma de Marguerite Duras
La Fadeur sublime
- Violaine De Villers, Belgique 1983 ⁄ couleur ⁄ 30' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Les Enfants
- Marguerite Duras, France 1985 ⁄ Axel Bogousslavsky, Daniel Gélin, Tatiana Moukhine ⁄ couleur ⁄ 84' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
En rachâchant
- Jean-Marie Straub, Danièle Huillet, France 1982 ⁄ Olivier Straub, Nadette Thinus, Raymond Gérard ⁄ NB ⁄ 7' ⁄ V: FR ⁄ ST: —
Approche du langage comme accès au monde, à partir du personnage d’Ernesto, Les Enfants est scénarisé par Marguerite Duras, son fils Jean Mascolo et le scénariste belge Jean-Marc Turine. Dans le très beau livre 5 rue Saint-Benoît, 3e étage gauche : Marguerite Duras, ce dernier relate son cheminement auprès de l’autrice française. À cette époque sa compagne Violaine de Villers réalise La Fadeur sublime. Pour clore la séance, l’adaptation d’Ah ! Ernesto ! de Duras par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.
Séance présentée en français par Violaine de Villers et Jean-Marc Turine (réalisateurs).
+ INVITÉ