Restored

Animation belge

Le Cheval de fer

Gérald Frydman, Pierre Levie, Belgique 1984

Animation, Court

« L’histoire du pari de Leland Standford, baron du rail, sur le galop du cheval. Il fait appel au photographe Eadweard Muybridge, qui met au point un système d’analyse du mouvement »[1].

Le Cheval de fer

Réalisation :
Gérald Frydman, Pierre Levie
Année :
1984
Pays :
Belgique
Film Format :
couleur
Durée :
8'
Version :
ST : FR

Info film

Scénario :
Gérald Frydman
Production :
Pierre Levie, SODEP, F.M.P.
Photographie :
Etienne Debruyne
Montage :
Bruno Zincone
Composition musicale :
Alain Pierre
Genre  :
Animation, Court
Format original :
35mm

Info restauration

Projet :
NextGenerationEU
Preservation Digital :
Digitalisation – 2K

Gérald Frydman (1942-) est un réalisateur et producteur belge. Il commence par suivre des cours de mathématiques à l’Université, où il découvre le « séminaire libre de cinéma », qui le lance sur le chemin du 7e art. Il suit alors une formation du cinéaste à l’IAD (Institut des Arts de Diffusion), où il sera notamment l’assistant d’André Cavens. Une fois diplômé, il ne se tourne par vers le cinéma mais réalise des romans-photos, notamment en collaboration avec le cinéaste Richard Olivier et devient scénariste de bande dessinée, créant, entre autres, Sergent Laterreur, avec le dessinateur Touïs. C’est par le biais d’animations photos conçues pour la RTBF (Radio-Télévision belge de la Communauté française) et l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française), qu’il débute sa carrière de cinéaste, principalement dans l’animation et le court-métrage. En 1981, il crée l’Atelier Alfred, un atelier de formation au cinéma pour jeunes cinéastes et subventionné par la Communauté française[2].




Le Cheval de fer raconte le moment clé dans l’histoire du cinéma – et de la photographie – où la chronophotographie et le zoopraxiscope voient le jour. Frydman choisit de mettre en scène la figure de Eadweard Muybridge, engagé par Leland Stanford – patron de la Central Pacific Railway et 8e gouverneur de Californie – après un pari concernant l’allure du cheval au galop. Le film retrace les différentes expériences réalisées par Muybridge pour parvenir à capter de façon nette un cheval en mouvement. Frydman fait à nouveau appel à son ami Claude Lambert pour les dessins, à la suite de leur collaboration sur son précédent film, Agulana.

Le film s’inscrit dans la série de courts-métrages, intitulée Magica, sur les débuts du cinéma imaginée par le producteur belge Pierre Levie, qui collectionnait les objets du pré-cinéma[3]. Il s’agit en réalité de la deuxième collaboration de Frydman avec Levie pour cette série, ayant déjà réalisé un premier épisode en 1983, La Photographie.

Troisième participation à Cannes, Le Cheval de fer repart avec la Palme d’Or du court métrage à la 37e édition du festival, en 1984. A l’instar de Agulana, primé aussi à Cannes en 1976 et qui accompagnait dans les salles belges la Palme d’or Taxi Driver de Martin Scorsese, Le Cheval de fer sort en salle en Belgique en même temps que Paris, Texas, de Wim Wenders, Palme d’or 1984.


[1] s.n., « Le Cheval de fer », Le Moniteur du film n°37, mai 1984, p. 16.
[2] F.R., « Créer un scénario de film aux Ateliers Alfred », Le Soir, 27 juillet 1986.

[3] D. BOURAS, J.-M. VLAEMINCKX, « Cannes-Gérald Frydman », Cinergie.be [En ligne], www.cinergie.be...