Animation belge
Sneeuwwitje, de sequel
Snow White, the sequel
Blanche-Neige, la suite
Picha, Belgique, UK, France, Pologne 2006
Animation, Fiction, Comédie
« L’histoire [de Blanche-Neige] se termine sur “ ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ”. Moi je voulais savoir ce qui se passait au lendemain du mariage. (…) On s’est dit qu’on allait faire parler le Prince Charmant. Dans les trois premiers films de Disney, on a l’impression que le Prince Charmant est le même, il n’a jamais un mot à dire et quand il parle on ne retient pas une phrase de ce qu’il dit. » – Picha
- Réalisation :
- Picha
- Année :
- 2006
- Pays :
- Belgique, UK, France, Pologne
- Interprètes :
- Cécile de France, Jean-Paul Rouve, Marie Vincent
- Film Format :
- couleur
- Durée :
- 82'
- Versions :
-
V : FR ⁄ ST : NL
V : FR ⁄ ST : —
V : NL ⁄ ST : —
Picha (de son vrai nom Jean-Paul Walravens, 1942-), est un caricaturiste satirique et réalisateur belge. Après deux ans d’études à l’Institut Saint-Luc, Picha entame sa carrière de caricaturiste pour une série de journaux et revues, belges et internationales, comme Hara-Kiri ou Lampoon. Arrivé, par « accident » dans la réalisation de films d’animation « pour adultes », il ne réalise que quatre long métrages durant sa carrière, et collabore avec Benoît Lamy pour réaliser Cartoon Circus (1972), reportage sur le monde de la BD et des caricaturistes. Picha est un collaborateur fréquent du cinéaste Boris Szulzinger. Il réalise également plusieurs séries animées télévisées – cette fois à destination des enfants – durant les années 1990[1].

20 ans après son dernier long métrage – et 70 ans après la version Disney –, Picha s’attaque à la légende de Blanche-Neige. Le film commence là où celui de Disney s’arrête : maintenant mariée au Prince Charmant, Blanche-Neige se rend compte qu’il n’est peut-être pas si charmant que ça, ou peut-être un peu trop charmant. Blanche-Neige se découvre alors trois concurrentes : la Belle au bois dormant, Cendrillon, et même sa marraine la Bonne Fée, qui se battent toutes pour l’affection du prince. Selon Picha, son film serait « une satire de cette Amérique où les mecs se lèvent tôt pour aller bosser, travaillent comme des bêtes, se pètent la gueule avant de rentrer sagement à la maison… »[2].
En 2006, la saga Shrek a déjà deux films à son actif (ainsi qu’un troisième dont la sortie est prévue à peine quelques mois après le Blanche-Neige de Picha), et qui ont déjà relevé le défi de réécrire et détourner les contes de notre enfance. Une similitude que lui reproche d’ailleurs la critique, ce à quoi Picha répond : « Je suis parti le premier, mais les Américains ont été beaucoup plus vite sur le financement »[3]. Si Big Bang (1987) avait peu convaincu à l’époque, ici, la critique est unanime : c’est un échec.
[1] CINERGIE, « Luc Jabon – Picha envers et contre tout », Cinergie.be, [En ligne] www.cinergie.be (page consultée le 22 mai 2025).
[2] D. COUVREUR, « Un conte de fées lutin », Le Soir, 23 janvier 2007.
[3] D. COUVREUR, « Un conte de fées lutin », Le Soir, 23 janvier 2007.















