RENDEZ-VOUS
Centenaire André Delvaux
Restored
L’année 2026 marque le centenaire de la naissance du réalisateur André Delvaux, premier cinéaste à séduire le public belge et international, et auteur de films majeurs du patrimoine cinématographique belge. CINEMATEK vous propose de (re)voir le 21.03, jour de sa naissance, son premier long métrage, De man die zijn haar kort liet knippen (L’Homme au crâne rasé).
Le premier long métrage de Delvaux est l’adaptation d’un roman de l’auteur flamand Johan Daisne – l’un des grands représentants du réalisme magique. Delvaux adaptera également et avec succès, son roman plus court, Un soir, un train. Recevant un accueil formidable à l’étranger et dans le circuit des festivals, L’Homme au crâne rasé est surtout considéré comme le film fondateur du cinéma belge moderne. En effet, alors qu’il n’y avait pas, jusque dans les années 1960, de structure de production de longs métrages de fiction (contrairement à une tradition très longue de production de courts métrages) ni de politique cinématographique, l’État belge se décida à octroyer enfin une aide aux longs métrages. Delvaux, qui en bénéficia, salua cette initiative : « les résultats de cette nouvelle orientation ont des chances d’être extraordinaires et le succès de mon film dans les festivals internationaux est un stimulant pour tous mes camarades. Tous, nous aimerions prouver qu’on peut être belge et faire du bon cinéma ».
Et c’est ce que Delvaux fut, un grand réalisateur et le symbole du cinéma belge pendant des décennies.
Samedi 21.03 19:00 LEDOUX Cart
Restored
Centenaire André Delvaux : Restored
Conférences, introductions, ateliers…
L’Homme au crâne rasé
De man die zijn haar kort liet knippen
- André Delvaux, Belgique 1965 ⁄ Senne Rouffaer, Beata Tyszkiewicz, Hector Camerlynck ⁄ NB ⁄ 98' ⁄ ST: FR
« Comment Govert Miereveld, avocat et professeur dans une ville flamande, conçoit un amour secret pour sa jeune élève Fran, beauté inaccessible et bientôt disparue. Comment, plus tard, l’imperceptible dérèglement mental de Govert s’accentue sous le choc d’une autopsie à laquelle il est contraint d’assister. Comment il retrouve — ou croit retrouver — Fran et ce qui s’ensuit. Comment on ne saura jamais s’il l’a vraiment tuée. » – André Delvaux
Précédé d’une longue présentation bilingue par Gertjan Willems (Universiteit Gent⁄Universiteit Antwerpen).
Version restaurée par CINEMATEK (DCP).
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