Conférences, introductions, ateliers…Rosa von Praunheim : Âge D’orOur Story : Pink Camp, Rosa, the political Queen & A Portrait of Transness

CONFÉRENCE

Petite histoire du camp dans le cinéma queer (II) : Rosa von Praunheim

ladestructiondesespacesvides ⁄  FR ⁄   60 ⁄ ENTRÉE LIBRE

Intimement lié à l’histoire du drag et, avant cela, à celle des sous-cultures gays de l’Angleterre moderne, le camp est une pratique parodique, où l’outrance et le mauvais goût sont pensés comme tactiques de résistance queer. Le camp distord jusqu’à l’excès les conventions esthétiques et morales de la culture dominante. Il bafoue l’iconographie chrétienne, dégrade les portraits de la famille nucléaire, trashe le capitalisme et la société de consommation. Il se fait le royaume des rebuts et des rejetés et affectionne les sujets monstrueux, carnavalesques ou gothiques, et ce, jusqu’à parfois tomber dans des formes d’exotisation ou d’orientalisme.  Après un premier détour, l’année dernière, par le cinéma de la « papesse du camp lesbien », Ulrike Ottinger, Our Story vous propose un nouveau volet de sa petite histoire du camp en s’attardant, cette fois-ci, sur le cinéma révolutionnaire et anti-assimilationiste de Rosa von Praunheim. Contre les valeurs d’une bourgeoisie allemande qui peine à se dénazifier après la guerre, Praunheim brandit un cinéma criard, brouillon ; son utilisation du camp convie les extrêmes, parfois provocateur jusqu’à la corrosion, parfois d’une tendresse radicale, toujours au service des dissidences sexuelles et des marginalisé·es de la société de consommation.

Conférence en français.

Transexual Menace