facebook instagram twitter
X

Votre don fait vivre le cinéma !
Uw gift brengt film tot leven!

Il est des films, plus ou moins bons ou médiocres, que l’on a tôt fait d’oublier. Il en est d’autres-souvent aux antipodes des normes du bon goût ou des canons formels-que l’on n’oublie pas, et vers lesquels, au contraire, on tend à revenir. Ce ne sont pas des navets (qui comme chacun sait n’ont pas beaucoup de goût), mais bien pire (ou bien mieux!). Depuis l’invention de la vidéo au moins, la daube, le nanar, le film Z-tous ces films si mauvais qu’ils en deviennent remarquables et succulents-sont devenus une catégorie commerciale en soi, niche au sein de la vaste constellation des films cultes, riche d’un fan club alerte et goguenard (on ne compte plus les projections de minuit de films tels The Room de Tommy Wiseau ou Birdemic Shock and Terror de James Nguyen). Ces films divertissent et fascinent car ils sont dans un entre-deux, occupant une zone d’indétermination critique: leurs auteurs les ont-ils délibérément réalisés de manière aussi incompétente et en porte-à-faux avec les normes de production, ou bien s’agit-il d’un équivalent cinéma de l’art naïf ou brut, des espèces de films d’idiots (pas très) savants? Cinematek propose de revenir sur des moments clé du phénomène.

Jeremi Szaniawski est professeur d'histoire et de théorie du cinéma à l'Université Libre de Bruxelles et à UMass Amherst.

Si l’on se moque des très mauvais films, force est de reconnaître qu’on les revoit souvent plus volontiers que de productions plus respectables ou fréquentables. C’est qu’ils ont en eux une forme de grâce et de poésie à nulle autre pareille. Panorama (forcément jouissif !) des films jugés ‘les pires’ de l’histoire et analyse des mécanismes de rire et du plaisir à dévorer ces heureux ratages.


Excessif et de mauvais goût sans doute, jubilatoire aussi, le cinéma bis italien se caractérise par une forte tendance à la répétition et à l'initiation. C'est en cela que réside son intérêt et son charme vénéneux : on y découvre un monde où tout est dédoublé ou réfracté, où la prolifération devient un principe à la fois esthétique, thématique, et commercial.

 


The fifth workshop organized within the framework of the EOS-funded B-Magic project will focus on the role of emotions in magic lantern performances.


PROJECTING PATHOS will focus on the role of emotions in magic lantern performances. This international and interdisciplinary symposium is organized by the Centre de recherche en Cinéma et Arts du Spectacle (CiASp) of the Université Libre de Bruxelles (ULB), within the framework of the EOS-funded project B-Magic: The Magic Lantern and its Cultural Impact as Visual Mass Medium in Belgium (1830-1940), and will explore the emotional strategies used during lantern performances, as well as their impact on the spectators. It will bring together prominent scholars working in different fields related to emotions and the magic lantern: media archaeology, history of emotions and cognitive sciences.


Besides the symposium, an exceptional magic lantern performance will be produced in collaboration with members of the Canada Research Chair in Cinema and Media Studies of the Université de Montréal, the Pôle de recherche en communication (PCOM) of the UCLouvain and projectionist Anne Gourdet-Marès, featuring early film melodramas and extraordinary lantern slide series from Belgian collections.